17/10/2013

Bolivar Royal Coronas

Les semaines passent et je n’arrive pas à trouver un moment pour écrire un article… Entre mon nouveau travail, mon déménagement et pleins d’autres choses clairement chronophages, je suis booké. Enfin voilà pas facile, mais je ne compte pas lâcher mon blog pour autant rassurez-vous ! Je vais essayer à reprendre un article par semaine pour retrouver mon rythme et garder mes lecteurs en haleine.

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon dernier fumage. J’ai dégusté un Bolivar Royal Coronas qui est en fait un robusto (124x19.84mm). J’avais déjà fumé ce cigare il y a longtemps et je ne m’en rappelais pas bien.

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J’ai profité d’une fin d’après-midi ensoleillée pour m’offrir ce moment de quiétude face au tumulte de la vie. Et oui chaque fumage s’apprécie et se désire parfois des semaines ce qui rend le moment encore plus précieux.

Le cigare est souple et ferme à la fois avec une cape grasse et nervuré dans un registre colorado claro.  La bague est simple mais esthétique. Pas de fioriture chez Bolivar, on évite les couleurs flachies ou les démonstrations de richesses. Ce cigare sent bon la Havane et promet une dégustation de bon niveau.

Je l’ouvre et découvre à cru des saveurs animales et épicés. Le tirage est très souple et c’est avec beaucoup de facilité que j’embrase ce robusto. Les premières bouffées sont explosives en bouche et me surprennent positivement. Que c’est bon ! Le cocktail est résolument cubain avec une rondeur bienvenue pour un 1er tiers. La douceur est de mise ce qui facilite la mise en bouche et permet de profiter de cet instant de plénitude.

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Rapidement le cigare prend du corps et offre un potentiel gustatif très intéressant avec des noisettes fraiches et de notes de champignon. La puissance devient correcte et des épices viennent vivifier la dégustation. Le tirage reste suffisant permettant un bon volume de fumée à chaque bouffée.

La suite n’est que plaisir et j’arrive sans trop m’y attendre au 3ème tiers. La force monte d’un cran sans pour autant déplaire. La rondeur fait place à beaucoup de caractère et des saveurs poivrées arrivent sans trop prévenir. Le virage gustatif est fait ! Ce n’est plus le même cigare et chaque bouffée se fait rassasiante. Je continue un peu et m’arrête au moment où une amertume me tapisse le palais.

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Le plaisir restant ma principale motivation ce Bolivar Royal coronas m’aura offert 1 h de dégustation.

Mes notes :

Construction et Aspect 3.5/5 : Cape jolie, tirage bon, format suffisant, aspect classique

Saveur et Subtilité 3.5/5 : Ce cigare est tout simplement bon et subtil à la fois. Le 1er tiers commence dans le velours. Le 2ème tiers pose son caractère bien cubain avec quelques pépites. Le 3ème tiers est riche et épicé.

Force 3.5/5 : Il commence doucement pour finir fort. Le final est très rassasiant.

Prix 4/5 : Un tarif très honnête pour un cubain de ce niveau. (10.2 euros).

Note Globale 14.5/20 : Sans être exceptionnel le Bolivar Royal coronas vous permettra de découvrir le potentiel du terroir Cubain. Un cigare facile à fumer car son 1er tiers est relativement doux et offre un bon niveau gustatif.  J’ai passé un bon moment en sa compagnie et je n’hésiterai pas à le redécouvrir si l’occasion se présente.

Bien à vous.

10:09 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/09/2013

H.Upmann Connoisseur N°1

Le cigare H.Upmann Connoisseur n°1 fait parti des grands classiques de la havane. J’ai eu l’occasion d’en refumer un dernièrement et mon souvenir gustatif n’était pas altéré.  Ce robusto est beau avec un cape souple mais assez « rustique » (j’entends par là que les veines sont apparentes). La bague est simple mais le format donne tout de suite confiance. J’avoue que ce cigare m’était sorti de la tête et j’ai eu envie de voir s’il était toujours à la hauteur de son prestige.

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Je l’ouvre et découvre un tirage parfait (pas trop serré mais suffisamment). J’avoue être un peu lasse des cigares trop ouverts qui donnent l’impression de fumer un tuba… Bref, il est bien construit et c’est sans plus attendre que je l’allume !

Les premières bouffées sont grasses et gourmandes à la fois. J’aime quand les vitoles donnent le meilleur d’elles-mêmes sans trop nous faire attendre. Niveau saveur, c’est cubain avec une rondeur pâtissière très agréable pour un 1er tiers. Pas d’amertume en vue, la dégustation se veut démonstrative du savoir-faire cubain.  

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Le fumage avance et j’arrive dans le 2ème tiers. Le cigare prend un virage gustatif plus corsé avec des notes poivrés et roborative (cuir, suint, café). La puissance arrive aussi de paire m’obligeant à ralentir la dégustation. Il m’en faudra plus pour que je ne continue !

Le 3ème tiers est magistral avec un bon rapport puissance/saveurs me permettant d’en apprécier le potentiel. Attention tout de même au débutant qui pourrait souffrir sur ce final très rassasiant.

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Mes notes :

Construction et Aspect 4/5 : Cape rustique mais bien roulée, tirage parfait, format suffisant 127x19.05mm (1h), aspect un peu « classique ».

Saveur et Subtilité 4/5 : Le 1er tiers est étonnamment subtil et riche avec une dominante pâtissière. Le 2ème tiers offre tout ce que l’on peut attendre d’un puro cubain. Le final garde un bon niveau gustatif malgré la puissance engagée.

Force 3.5/5 : Le cigare évolue en puissance du début à la fin de la dégustation. Attention tout de même à ne pas le fumer trop vite car la puissance est présente dès le 2ème tiers. Final rassasiant !

Prix 3.5/5 : Un tarif honnête et compétitif. (9 euros).

Note Globale 15/20 : Ce n’est pas pour moi le cigare de l’année mais j’avoue qu’il fait son travail et m’a procuré 1 heure de très agréable dégustation. L’évolution gustative et bonne et le 1er tiers franchement délicieux. Alors Why not ? Un cigare auprès duquel je reviendrais sans hésitation.

Bien à vous.

16:38 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/08/2013

Partagas Serie E N°2

Si il y en a un que je voulais gouter par-dessus tout c’est bien le Partagas Serie E N°2. Très rapidement introuvable en France après sa sortie ce grand robusto est revenu petit à petit dans nos civettes. Le succès de son petit frère le D4 à suffit pour que le marché européen n’ai pas assez de stock. Pour ma part je n’ai pas attendu qu’il revienne car grâce à un ami qui revenait de la Havane j’ai réussi à m’en procurer un exemplaire ! Malgré mon impatience je lui ai laissé du temps (5 mois) avant de le fumer.

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Pour faire court ce cigare est joufflu de partout (gros et grand) avec des mensurations intéressantes (140x21.43mm). Sa cape est souple grasse et bien roulée. La tripe semble très aérée et le cigare curieusement très souple (presque mou) sans être trop humide pour autant.

Je l’ouvre et découvre un tirage très ouvert (trop ?). Je ne risque pas d’avoir du mal à l’allumer avec un tel débit d’air. A cru c’est piquant et gras à la fois avec une saveur propre à la marque Partagas.

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Comme je me l’attendais l’allumage n’est qu’une formalité et la fumée très abondante. Le début est entreprenant avec un cocktail cubain proche de celui du D4 mais en moins puissant. La cendre semble friable et la combustion est rapide. Je déguste ce 1er tiers avec plaisir pendant que le cigare s’enrichi peu à peu avec des notes plus rondes (noisette, champignon) et plus épicé (poivre, piment).

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Le 2ème tiers plante le décor et la dégustation devient vraiment intéressante. J’ai l’impression de fumer un gros D4 qui serait plus docile mais pas moins gouteux. Le fumage est pourtant diffèrent car la fumée est plus volatile et le débit abondant mais cela reste plaisant. Le terroir cubain est représenté avec beaucoup de finesse dans ce E2.

Arrivé à sa dernière partie la puissance se fait sentir nécessitant le ralentissement de ma dégustation. Chaque bouffée est rassasiante mais jamais désagréable. Je fume cet E2 jusqu’à sa fin avec beaucoup de plaisir. Finalement il ne m’aura pas fallu plus d’1h10 pour fumer ce grand robusto (pas plus qu'un robusto).

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Mes notes :

Construction et Aspect 3.5/5 : Cape grasse, tirage trop souple, cendre fragile, brûle droit, format XXL

Saveur et Subtilité 3.5/5 : Ce grand robusto est dans le coup et offre un panel gustatif intéressant. Les saveurs et l’évolution sont très proches de celles d’un Partagas Serie D n°4 avec toutefois un petit peu de retenue. Le 1er tiers prépare le palais. Le 2ème tiers est rond et suave. Le 3ème tiers est riche et épicé.

Force 4/5 : La puissance est disponible dès l’allumage mais reste supportable. Le final est très rassasiant.

Prix 4/5 : 0.7 euro de plus qu’un D4 … Pourquoi pas ? Ce cigare vaut son prix mais n’enrichi pas vraiment la gamme de Partagas. (13 euros)

Note Globale 15/20 : Le Partagas Serie E n°2 est un très bon cigare mais je reste un peu déçu de ne pas avoir trouvé autre chose que je ne connaissais pas déjà dans son petit frère le D4. L’avantage reste que le risque d’avoir un E2 bouché doit être très rare. Un cigare honnête du début à la fin sans émouvoir pour autant.

Bien à vous.

 

15:10 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

01/08/2013

Cohiba Robustos

Que dire de plus sur ce magnifique robusto qui avale à lui seul tout le prestige des cigares de la Havane ! Une marque emblématique dont la réputation n’est plus à faire, le roi des robustos pour beaucoup d’amateur, un tarif salé qui lui rajoute sa part de prestige… le Cohiba robusto à tout pour plaire et l’expose fièrement sur sa bague toute dorée.  Alors que demandé de plus à ce rouleau de tabac cubain ?

Pour commencer petit point de détail concernant les tabacs de la marque Cohiba qui sont tous affinés/vieillis minimum 3 ans en fut de chêne ce qui leurs apporte une rondeur et un goût que je trouve personnellement très appréciable. Je n’ai pas gouté toute la gamme des Cohiba mais tous ceux que j’ai dégustés avaient un petit truc bien sympathique rappelant une saveur de bois humide. Cette signature est aussi due à une sélection très exigeante du liga de ces cigares.

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Pour résumer c’est cher mais ce n’est pas pour rien car les coûts de productions sont élevés. La grande question du cigare cher qui est un bon cigare n’est hélas pas toujours vraie ! La marque Cohiba est « victimes » de son succès commercial et parfois un défaut de construction vient tout gâcher. Je ne m’étalerai pas non plus trop longtemps sur les multiples contrefaçons qui viennent aussi rajouter une part d’ombre à ces puros cubain. Un conseil, si vous voulez un vrai Cohiba, votre civette vous en vendra un.

Passons à la dégustation ! Sa cape est fine et grasse, sans défaut apparent, d’un colorado claro soutenu me faisant penser à un caramel breton… visuellement on frôle la perfection. Je l’ouvre et à mon grand plaisir il n’est pas bouché et offre au contraire un tirage très ouvert. A cru c’est tout de suite très gouteux (cuir, tabac, touche boisé) et j’en salive déjà.

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Je l’allume sans problème en prenant soin de bien embrasser uniformément tout le pied du cigare. Les premières bouffées sont un délice avec une rondeur inhabituel pour un début de cigare. Les saveurs sont fraiches et grasses à la fois avec notamment un gout de cèdre (ou de bois), du tabac suave, du cuir humide et une pointe torréfié. C’est un bon début et la fumée est très abondante et aussi assez odorante.

Par la suite, le cigare prend une tournure plus épicé (poivre, piment) et boisé (avec un gout très fin de champignon) ainsi qu’une montée de la puissance. C’est fort en bouche mais jamais trop, preuve d’un liga très précis. La cendre est robuste, le tirage homogène, il brule droit, rien à dire je suis tombé sur un exemplaire sans faille. Je prends mon pied en dégustant ce robusto et je le sens évoluer à chaque bouffée.

A l’arrivée du 2ème tiers, la dégustation se veut plus gourmande avec des noisettes grillées, du tabac suave, du vieux cuir, du café torréfié et des brioches sucrées. C’est tout simplement très bon avec un cocktail riche, épicé et suave à la fois. Jusque-là c’est un sans-faute !

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J’avance dans ce 2ème tiers à la recherche d’autres saveurs mais malheureusement j’ai l’impression que le cigare retombe un peu et perd petit à petit de sa superbe. C’est comme le calme après la tempête et le magnifique cocktail reprend sa place dans un registre plus classique mais tout de même très bon. Le cigare restera linéaire jusqu’à l’arrivée de 3ème tiers. A ce stade il a déjà fait une bonne partie du boulot et m’a déjà bien comblé.

La suite est comme prévu plus animal mais aussi plus poivré tout en gardant de la rondeur et du moelleux. La force est maitrisé et j’arrive à apprécier ce final rassasiant et gustatif jusqu’à la dernière bouffées.

Mes notes :

Construction et Aspect 5/5 : Cape majestueuse, tirage excellent, cendre solide, brûle droit, format de roi (124x19.84mm pour environ 1h10 de fumage), aucun défaut …. J’ai eu de la chance ?!

Saveur et Subtilité 4/5 : Ce robusto offre beaucoup de richesse gustative en restant suave et rond du début à la fin. Le 1er tiers vous met le pied à l’étrier avec beaucoup de corps. Le 2ème tiers confirme le niveau avec de la gourmandise malgré un petit plateau (linéaire) sur sa fin. Le 3ème tiers redonne vie à son hôte avec un final gouteux et bestial.  Un cigare riche et suave sans excès de poivre et aucune amertume.

Force 5/5 : La puissance est incroyablement maitrisée. Aucun excès ne vient gâcher votre plaisir. Le final rassasiant arrive à point nommé, sans fausse note. Quel brio !

Prix 3.5/5 : 4 euros de plus qu’un D4 c’est cher !  Mais, j’ai été convaincu par cet exemplaire qui m’a offert un très bon voyage vers Cuba. Un cigare à s’offrir pour de grandes occasions. (16.3 euros)

Note Globale 17.5/20 : Le Cohiba robusto est un cigare incontournable que j’ai grandement apprécié. J’ai eu beaucoup de chance niveau construction ce qui a permis une dégustation très confortable. Les saveurs sont riche et suave à la fois. La force est bien présente mais pas écrasante. A part la petite « linéarité » de la fin du 2ème tiers, je ne lui trouve aucun défaut si ce n’est son tarif élevé. Un cigare qui ravira les palais les plus expérimentés.

Bien à vous.

14:10 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |