02/07/2012

Partagas Série du Connaisseur N°2

Aujourd’hui le temps est assez changeant mais je me décide en ce début d’après-midi à déguster le fameux Partagas Série du Connaisseur N°2. Comme je vous l’avais dit c’est grâce à mon ami Edmond que j’ai pu avoir ce cigare (civette Suisse Gestocigars). Ce cigare est particulier car il n’est plus produit et devient de ce fait un produit rare et prisé. Moi qui préfère les robusto avait une certaine réticence par rapport au format Grand panatella mais ma curiosité à prit le dessus… Me voici donc avec ce fin et long cigare (166 x 15,08mm) entre les mains et soudain je me dis : emporte-pièce ou coupe cigares ?

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Je tente l’emporte-pièce pour le début en me disant qu’au pire je pourrais le couper si le tirage n’est pas suffisant. Curieusement le tirage est plutôt souple, malgré la petite ouverture que j’effectue dans la cape. Les saveurs a cru sont cubaines avec des épices et du tabac fermenté.

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Je passe sans plus tarder à l’allumage et je découvre de suite une entrée en matière assez musclé. La fumée est épaisse et forte en bouche offrant des saveurs de cuir, de tabac amère, de senteurs animales, de l’humus et du poivre. Le début est plutôt surprenant niveau complexité et force ce qui me ravi.

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La cendre est bien grise et assez compacte et tombe régulièrement tous les 2 cm. Je rentre donc dans ce 1er tiers très cubain avec la saveur caractéristique des cigares Partagas qui me tapisse la bouche. Rien de très original pour l’instant si ce n’est un démarrage punchi avec un cocktail assez classique mais gouteux.

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Au fur et à mesure du fumage le cigare devient plus rond et plus suave perdant de son poivré du début. Je découvre avec plaisir à partir du 2ème tiers des saveurs plus gourmandes de noisette, de champignon, de fruit sec et une touche de miel fermenté très agréable.

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La force ne faibli pas et la fumée reste longue et épaisse en bouche. Je fume donc tranquillement ce Grand Panatella qui se consume assez vite par rapport à mes classiques robusto.

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Arrivé à la moitié du cigare (25 minutes) le niveau de complexité gustatif arrive à son apogée me distillant des saveurs grasses et généreuses avec encore ce côté mielleux et puissant à la fois.

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Je m’approche du 3ème tiers et le cigare, non sans me déplaire, prend encore un peu plus de puissance. Je perçois des gouttelettes de nicotine sur mon ouverture et décide donc de recouper le cigare pour défaire ce petit désagrément.  Le tirage n’en est que meilleur !

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Arrivé au 3ème tiers je marque une petite pause (un peu trop longue) et le cigare s’éteint. Je le rallume sans problème et les bouffées deviennent rassasiantes. En effet la facette gourmande et sucrée du 2ème tiers fait place à une puissance maitrisé mais roborative. Les saveurs passent dans le registre animal avec de l’humus, de la terre humide, des épices (poivre, piment) et quelques chose de suave.

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La fin du cigare n’est qu’une succession de plaisir gustatif avec un niveau de puissance assez corsé. Je décide de le laisser mourir avec ces 3 derniers centimètres car le cigare chauffe apportant un peu d’âpreté.  Au final il m’a fallu 50 minutes pour venir à bout de ce cigare ce qui me semble honorable.

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Mes notes :

Construction et Aspect 4/5 : Cape grasse et lisse, tirage correct, cendre grise, format intéressant.

Saveur et Subtilité 4/5 : Une dégustation de très bon niveau. La complexité est assez proche des classique D4 ou D5 et offre des saveurs gourmandes et évolutives. Le 1er tiers est assez démonstratif, le 2ème tiers est gourmands et fondu, le 3ème tiers et puissant et rassasiant.

Force 4/5 : La puissance fluctue tout au long du fumage mais reste assez élevé. Un cigare destiné avant tout à un publique averti car son manque de douceur pourrait déplaire. Le final est corsé et long en bouche offrant un 4ème tiers marqué.

Prix 4/5 : Un tarif raisonnable pour la très bonne qualité de ce cubain (9 euros en France).

Note Globale 16/20 : Il fallait bien un jour gouter ce module et c’est chose faite ! J’ai apprécié cette dégustation fidèle aux critères de qualité de Partagas mais je n’ai pas trouvé le côté « exceptionnel » que j’attendais. Je suis surement un peu trop exigeant et je ne peux que vous conseillez d’essayer cette merveille qui m’a fait passer un très bon moment.

 

10:27 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/06/2012

Partagas Serie P n° 2

Aujourd’hui, je n’ai pas trop hésité pour choisir un bon cigare en ce dimanche après-midi. Après avoir rangé mes cigares cette semaine, je convoitais de goûter le nouveau Partagas Serie P n°2 ! C’est chose faite et j’ai donc dégusté ce fameux cubain en cette fin d’après-midi venteuse mais ensoleillée.

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Quel magnifique cigare ce Serie P n°2 ! Il est gras et bien nervuré avec cette couleur colorado gourmande à souhait. Bien qu’étant un figurado (avec cette forme de carotte) ses dimensions s’apparentent plus à un grand robusto une foi l’obus coupé (156 x 20,64mm).

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Je l’ouvre et je découvre a cru des notes caractéristiques de la marque. C’est épicé et suave avec ce goût cubain très riche en bouche. Bien heureusement le cigare n’a pas de défaut de tirage et après quelques minutes d’observation, je décide de l’allumer.

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Les 1ères bouffées sont explosives et vous embarquent directement à cuba (vous catapulte) ! Quelle puissance dès l’allumage, c’est impressionnant de force et de caractère. Nous sommes bien là devant un cigare pour amateurs confirmés et je savoure ce 1er tiers corsé et un peu « rentre-dedans ».

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Les saveurs tournent dans le registre cubain avec des cuirs humides, du tabac suave, des épices fines (piments), du caramel grillé et le petit truc bien de chez Partagas (amère et sucré en même temps). Ce qui m’épate pour un début, c’est d’avoir quelque chose qui ressemble au 2ème tiers d’un D n°4 niveau puissance et complexité de saveurs.

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Devant cette envolée bestiale et gouteuse, je décide de prendre tout mon temps pour laisser le fauve se calmer un peu. Je réussi à dompter la bête et dès la fin du 1er tiers, elle décide de m’offrir plus de rondeur et de complexité. J’arrive donc dans un 2ème tiers gourmand et maitrisé en puissance.

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Les saveurs s’enrichissent avec des noisettes grillés, du café torréfié, des notes d’écuries et toujours ce caramel en arrière-plan. Chaque bouffé tapisse le palais de saveurs grasses, épicés et longues en bouche, sans aucune amertume ni acidité.

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Le 2ème tiers du P n°2 est un vrai délice de perfection qui vous emmène bien loin et procure beaucoup de plaisir. La cendre est bien grise et dure. La combustion est régulière et il n’y aucun problème de tirage.

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Ce 2ème tiers est assez long sur ce genre de cigare mais je m’approche sans faiblir du supposé foin. Dès la fin de ce 2ème tiers le cigare prend un virage rassasiant et devient de nouveau bestial. Pouah… il envoi du bois comme on dit !

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La force fait disparaitre la douceur suave et sucré des noisettes et distille un cocktail charnu, presque « rance » avec beaucoup de subtilités animales (cuir, terre, suint, humus). Il faut savoir prendre son temps sur cette dernière partie qui commence à passer dans le sang m’obligeant à bouger un peu de mon transat pour me « dégourdir » et m’aérer.

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Je continu donc dans ce 3ème tiers très rassasiant mais pas dénué de subtilités. J’aime cette démonstration qui malgré une force entêtante reste gourmande et plaisante. Je décide de le dégazé un peu… et le cigare reprend plus de rondeur.

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La fin de ce cigare n’est que délectation et plaisir à la fois. Au final 1h20 de dégustation de haute voltige qui m’a demandé encore bien 1h pour enfin atterrir, Je suis aux anges !

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Mes notes :

Construction et Aspect 5/5 : Cape grasse et nervurée, aspect gourmand, tirage parfait, cendre dure, format généreux, quel charisme !

Saveur et Subtilité 4/5 : Une démonstration cubaine toute en couleur. Le 1er tiers est riche et puissant à la fois avec des subtilités très abouties (cuir, tabac suave, caramel). Le 2ème tiers est rond et musclé avec ces noisettes grasses et des notes torréfiées. Le 3ème tiers vous emmène au nirvana avec une longueur en bouche très complexe et animale. Un cigare de dégustation très gourmand et fin qui ravira les connaisseurs.

Force 4/5 : Très puissant dès l’entame le cigare bouscule un peu mais devient plus sage à partir de la fin du 1er tiers. La puissance reprend dès la fin du 2ème tiers pour devenir rassasiante jusqu’à son extinction. Un cigare très fort à réserver aux amateurs confirmés.

Prix 5/5 : Un tarif très honnête compte tenu des prestations hors normes que le P n°2 propose (12 euros).

Note Globale 18/20 : Une très bonne note pour un cigare qui ne me laisse pas indifférent. Pour moi il est meilleur qu’un D n°4 et offre beaucoup d’agrément et de puissance. Quel rodéo ! J’ai été comblé par tant de saveurs riches, fines et longues en bouche. Ce P n°2 est gourmand et rassasiant à la fois, que demander de plus ? Il offre une prestation de haut niveau et ne craindra pas la concurrence. Un petit manque de maitrise de puissance le rend imperfectible mais créer aussi son atout de caractère. Si vous aimez les cigares cubains puissants et riches, essayez-le !

12:21 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

19/06/2012

Montecristo Petit Edmundo (par Obelux)

Aujourd’hui, je vous propose l’analyse gustative et sensoriel d’un Montecristo Petit Edmundo faite par un très bon ami épicurien et grand amateur de cigares : Obelux. Bonne lecture à tous et merci à lui !

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Il en va des cigares comme des petits plaisir épicuriens qui parsèment notre existence. Hier soir je me suis décidé à fumer un Monte-Cristo Petit Edmundo …

De tous les sens qui nous aident à apprécier les petits plaisir de la vie, aucun n’as été épargné par ce grand moment de dégustation

Tout d’abord le plaisir des yeux : bien rangé dans mon humidor, au troisième étage de ma cave Adorini Chianti médium se trouvait plusieurs cubains, dont je n’arrivais pas à décider lequel me conviendrai le mieux pour finir ce beau week-end à la chaleur retrouvée. Un Bolivar Royal Corona, un Cohiba Siglo III, un Hoyo de Monterey Epicure Especial, un Partagas D N°4, non, mon envie se porta finalement sur un Monte-Cristo Petit Edmundo, cela faisait vraiment trop longtemps que je n’avais pas touché a une de ces vitoles dont le nom finement inspirée par la lecture du roman d’Alexandre Dumas pourrait me révéler toute la puissance et la qualité du terroir cubain. (Rappelons au passage que le comte de Monte-Cristo s’appelait Edmon Dantes)

Plaisir Visuel : D’abord j’en apprécie visuellement la taille, un cepo de 52 pour une longueur de 11 cm, voilà un petit trapus qui semblerai me convenir a merveille, un cape lisse et grasse, cette belle robe aux reflet de chocolat brun n’est pas exempte de defaults mais se présente comme un cigare d’homme, seule petit ombre au tableau : cette bague vieillotte et sans charme à laquelle la marque semble tant attachée, pourtant le sigle Montecristo en soit n’est pas désagréable avec ses épées entrecroisées, ils auraient pu se lâcher un peu sur le design de cette bague qui semble coincés dans les arcanes du temps.

Plaisir du toucher : Ensuite viens le plaisir de le prendre en main, de le faire pivoter entre le pouce et l’index, le porter à l’oreille pour en vérifier la densité, contrôler la qualité de mon humidor et vérifier avant de l’allumer qu’il n’est ni trop sec ni trop humide, arrive ensuite le premier moment délicat : la coupe !!! Le guillotinage de la tête : le moment si délicat ou la vie du cigare repose entre mon double lame : ce moment de vérité ou tout vas se passer si vite. Une coupe trop large et mon cigare sera trop ventilé, une coupe trop timide et le tirage ne sera pas suffisant ; finalement ma dextérité aura raison et ma petite habitude aidant je parviens sans difficulté à décapiter finement et proprement la base du cigare : les premières effluves a froids sont rassurantes : le tirage semble parfait et quelques notes de bois précieux envahissent mes narines : un bon pressentiment, allez passons a l’allumage !

Jouer avec le feu : Je suis et reste un fervent adepte des longues allumettes, tout d’abord porter la flamme à quelques centimètres du pied et vérifier que la base noircis doucement mais régulièrement, cigare en bouche je vérifie tout de suite le tirage et affine l’allumage : me voilà transporté, dans mon caisson intemporel, je viens de décoller pour 45 minutes à 1 heure de pur bonheur, ni les prestation de l’équipe de France à l’euro 2012, ni la rage de vaincre de Sébastien Grosjean, ni même les chants des supporters du Stade Toulousain ne parviendrons à me détourner de ce moment magique et au combien mérité ….

Ce qui me frappe en premier c’est la douceur de ce cigare, ce côté sucré, souple, rassurant. Le tirage est parfait, une petite saveur de pain et de cèdre se dégage immédiatement, la fumé est profonde mais pas lourde : un vrai moment de bonheur. A ce moment-là je suis vraiment ailleurs, je flotte sur mes souvenir cubains de février 2011, je me souviens du quartier de Old Havana, au petit matin, ces odeurs de café, de brioches chaudes quand je montai au roof garden prendre mon thé matinal vers 9H30 avec une vue splendide sur la havane.

Revenons au cigare, très belle cendre, bien dense, mon palais commence a distinguer l’apparition de nouvelles saveurs : des parfums de noix, de chocolat, la fumé se fait de plus en plus crémeuse, et toujours pas la moindre sensation de poivre : je suis vraiment dans un deuxième tiers majestueux : le nirvana de l’onctuosité, je ne comprends pas que l’on conseille fréquemment aux non-initiés de débuter par des cigares dominicains, qu’ils essayent ce petit Edmundo : il est d’une sensualité a toute épreuve : jamais une amertume, toujours cette sensation de d’onctuosité, toujours ces parfums légers voir même sucré. Ma gourmandise me fait un peu trop solliciter mon cigare, aussi je le laisse se reposer et en profite pour me préparer ma boisson de dégustation.

Certains accompagnes leurs cigares de rhum, d’alcool forts, voir même de vin, pour ma part je préfère la douceur et la chaleur d’un bon thé (question de gouts), je retrouve ma vitole bien moins chaude que ce que je ne l’avais laissé, les saveurs n’en sont que plus profondes et toujours ces touches de cacao ou encore de noix de muscade, quelques petites sensation de cannelle : Quel pied, quelle douceur, quelle onctuosité …

Je retire la bague en essayant de ne pas trop abimer la cape : manqué ! Décidément je vais détester ces bagues Monte-Cristo, bien trop fines, je leur préfère celles de Romeo ou de Hoyo : question de look.

Je dépose mon cigare après 50 minutes de pur bonheur, d’évasion, de vrai bonne dégustation, certains disaient la vie est simple comme un coup de fil, pour ma part je viens de vérifier l’adage : pas de bonne journée sans un bon cigare.

Je terminerai par cette citation de Georges Sand : Le cigare est le complément indispensable de toute vie oisive et élégante.

Bien à vous.

Obelux

08:58 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

18/06/2012

La Gloria Cubana Triunfos ER Suisse 2010

Aujourd’hui dimanche, il fait un temps d’été (25°c) et je profite d’être dehors depuis le petit déjeuné du matin. Au programme du midi, barbecue copieux avec une côte de bœuf (miam !), des merguez, des légumes grillés (poivrons, tomates) et un petit rosé bien frais pour accompagner tout ça ! Bref je suis comblé et même bien rassasié... Vient donc le temps de choisir un bon cigare d’après repas histoire de finir en beauté ce moment déjà très agréable.  Comme j’aime le faire, je sors 4 très bons cigares de mon humidor (Hoyo de Monterrey Epicure Especial, Partagas Serie P n°2, H.Upmann Magnum 50 et La Gloria Cubana Triunfos) et je laisse ma femme choisir ! Après les avoirs inspectés un par un, elle choisit le La Gloria Cubana Triunfos ER Suisse 2010 (le visage de femme sur la bague a joué en sa faveur). Me voici donc prêt à déguster ce très beau grand robusto acquis lors d’échange avec mon ami Edmond Dantès !

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C’est un magnifique cigare avec une cape chocolatée huileuse (colorado), très lisse et bien roulée. La bague est très jolie rajoutant du charme à l’ensemble. Sa belle dimension (160 x 19,84mm) promet une dégustation généreuse. Je décide de le couper avec mon coupe cigare double lame car j’ai une certaine appréhension à propos du tirage. Il n’en est rien car pour mon plus grand plaisir le cigare n’est pas bouché et offre un très bon tirage (ouf). A cru il y a des saveurs suaves de tabac et une pointe d’épice.

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Allumons la bête ! Je suis de suite transporté par les premières bouffées. La fumée est épaisse en bouche et offre des saveurs cubaines assez prononcés (cuir, musc, tabac suave, vanille) sans excès de puissance. Je suis conquis par cette finesse qui cache une force bien maitrisé.

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Pour ne pas faire chauffer le cigare, je prends mon temps et savoure chaque volute bien calé dans mon transat. Très rapidement le cocktail devient plus complet et d’autres saveurs gourmandes font leurs apparitions (cacao légèrement âpre, café torréfié, noisette grillé, terre humide). Ce 1er tiers est plutôt démonstratif et déjà suffisamment complexe après seulement 20 minutes de fumage.  

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Je passe donc dans le 2ème tiers avide de nouvelles saveurs. La palette aromatique reste intacte mais avec plus de puissance et les noisettes grillées s’intensifient par moment. Toujours cette saveur de cacao âpre (chocolaté) qui tapisse mon palais sans être désagréable et une fumée assez longue en bouche.

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Je découvre aussi quelques touches poivrées et des saveurs d’écuries (cuir, suint). Je ne peux que me délecter de ce moment privilégié avec ce cigare très original et savoureux pour m’accompagner.

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Le tirage reste idéal pendant tout le fumage et la cendre bien dure tombe régulièrement tous les 3 cm.

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Je me rapproche du 3ème tiers ce qui m’oblige à retirer la 1ère bague. Ce qui me surprend c’est le côté assez intense de ce cigare qui ne faibli pas pendant tout le fumage et offre la même intensité depuis le début. Les saveurs deviennes plus rondes à l’arrivé du final et je découvre aussi un peu plus de force.

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Au 3ème tiers après avoir retiré la 2ème bague le cigare délivre toute sa puissance et m’offre un moment rassasiant. La fumée se fait forte et grasse en bouche et les subtilités fines du début font place à plus de notes corsés et poivrés (musc, poivre, piment, suint).

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On est bien dans un 3ème tiers et ce qui me plait c’est que le cigare garde toute sa maitrise car je ne suis aucunement brusqué par cette monté de puissance. Je déguste donc ce final avec beaucoup de plaisir jusqu’à sa toute fin.

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En totalité le Triunfos m’a donné 1h30 de dégustation gourmande et je suis complètement comblé par cette découverte. J’ai beaucoup aimé le coté chocolaté, suave et animal de ce cigare avec cette puissance modéré qui m’a offert beaucoup d’agrément. La construction sans faille (aucun rallumage) est très appréciable sur un cigare de ce niveau.

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Mes notes :

Construction et Aspect 5/5 : Cape magnifique, tirage royal, qualité de roulage, format généreux, bagues originales et jolies, aucun rallumage pendant 1h30 !

Saveur et Subtilité 4/5 : Un cigare de dégustation de très haut niveau. Les saveurs sont évolutives. Ce cigare est délicieux dès le 1er tiers… Beaucoup de notes suaves et chocolatées (cacao âpre) avec un arrière-plan animal (suint, cuir, terre) très appréciable. Dès le 2ème tiers des notes gourmandes de noisettes grillées et de café torréfié offrent beaucoup de plaisir. Le 3ème tiers est plus corsé (poivre, épice, écurie) mais reste toujours agréable.

Force 5/5 : Moyennement fort pendant tout le fumage, le cigare ne brusque jamais. Le 3ème tiers est rassasiant sans être écrasant. Beaucoup de maitrise et de finesse dans le dosage de la puissance !

Prix 4/5 : Un tarif prestige pour un cigare de très bonne qualité qui offre beaucoup de plaisir. (15euros en Suisse)

Note Globale 18/20 : Très bonne découverte ce Triunfos ! Je ne connaissais pas la marque La Gloria Cubana et je suis ravi d’avoir pu la découvrir. Beaucoup de maitrise, de finesse et de saveurs dans ce cigare qui m’a beaucoup plu. J’ai décidément un faible pour les grands robusto (format idéal ?) et j’ai passé un très bon moment avec ce Triunfos. La saveur de cacao âpre était pour moi encore inconnu et valide l’originalité de ce cigare. Encore merci à Edmond !

10:27 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |