22/02/2016

Cohiba Siglo VI

J’avais en stock ce majestueux cigare depuis un moment et j’attendais le bon moment pour le découvrir ! La naissance de ma fille fût bien suffisante pour permettre cette rencontre. Pour ne rien gâcher, j’avais invité un bon ami pour partager ce moment et choisi un excellent breuvage pour tenter de sublimer ce moment : une Rochefort 10. Comme vous le savez peut-être, je suis un bon amateur bière et c’est tout naturellement que je tente de trouver la bonne harmonie avec chaque cigare dégusté.

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Pour revenir au cigare, je pense que le Cohiba Siglo VI fait partie des grands classiques cubain que tout amateur dégustera au moins une fois dans sa vie. Sa réputation étant assez généreuse, je ne pouvais qu’espérer de ce grand robusto un réel exploit gustatif. Esthétiquement, c’est un sans-faute avec une cape splendidement grasse et un format idéal (150 x 20,64). Il a fier allure et donne tout de suite envie à l’amateur que je suis.

Le décor est planté ! Le bon moment étant arrivé, il faut maintenant libérer ce bel étalon ! A cru c’est gouteux et fondant à la fois évoquant du vieux cuir. Le tirage est parfait. Les premières bouffées sont curieusement douces et sucrées. Ce démarrage me surprend moi qui m’attendais à plus de caractère. Le cocktail est très cubain (cuir, herbe sèche, tabac humide, humus, poussière de grenier, bois précieux, noisette fraiche) avec une rondeur boisée propre à la signature de la marque Cohiba. Ce 1er tiers est subtil et agréable en bouche avec une fumée volumineuse et apaisante.

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Le fumage avance et m’offre enfin un 2ème tiers plus tonitruant. Pour le plaisir de mes papilles ce Siglo VI relève ses manches et frappe un bon coup en montant d’un coup sa puissance et sa richesse gustative. Le cocktail est plus consistant avec des saveurs subtiles (noisettes grillées, moka, caramel, café torréfié, poivre vert) et animales (crottin, musc, écurie, cuir) tout en gardant une bonne ligne de conduite. C’est gouteux, rond et entreprenant ce qui n’est pas pour me déplaire !  

L’association avec cette merveilleuse bière est idéale car les deux produits se complètent sans se faire trop de concurrence.

Dès la fin du 2ème tiers le tirage se serre et une amertume nicotinique malveillante me décroche de toutes ces finesses. En continuant ma dégustation, je vois petit à petit apparaitre des gouttelettes au niveau de la tête du cigare. A chaque bouffée c’est la même constatation, j’absorbe un peu de ces gouttelettes et une amertume désagréable me tapisse le palais effaçant par la même occasion mon plaisir. Le tirage serré m’oblige à forcer les aspirations ce qui accentue ce phénomène et la puissance.

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Je tente un dégazage mais le problème persiste.  Je perdure courageusement dans cette dégustation mais hélas sans y retrouver réellement du plaisir…

Mes notes :

Construction et Aspect 4/5 : Cape splendide, construction parfaite, format de dégustation, prestige de la marque Cohiba, tirage serré sur le 3ème tiers.

Saveur et Subtilité 3.5/5 : Ce grand robusto a beaucoup de potentiel et offre une évolution assez remarquable. Le 1er tiers est doux avec un cocktail rond et subtil. Le 2ème tiers exalte tout le potentiel de ce terroir avec une richesse insolente digne des plus grands cigares. Le final a été pour ma part tronqué par trop d’amertume et de nicotine.

Force 3.5/5 : Belle maitrise de la puissance dans ces 2 premiers tiers. On passe du doux au fort avec délicatesse. Le final est rassasiant mais hélas trop désordonné.

Prix 2.5/5 : Un tarif de haute volé pour un grand robusto cubain. Ce prix « salé » demande à ce cigare d’être exceptionnel ce qui dans n’a pas tout à fait été le cas pour moi. Du coup bilan prix/plaisir mitigé pour moi (36 Francs Suisse ou 24.5 euros en France).

Note Globale 13.5/20 : J’ai passé un très bon moment avec mon ami et je suis ravi d’avoir découvert ce beau cigare mais j’avoue d’être un peu déçu par la prestation globale de ce Cohiba Siglo VI. Un grand cigare qui aurait pu m’émouvoir et me combler si son 3ème tiers n’avait pas été si catastrophique. Moi qui aime finir les cigares jusqu’à m’en brûler les doigts. Dommage ! Je reviendrais vers lui pour une autre occasion et pardonnez-moi d’avance pour cette note qui ne reflète surement pas ses vraies qualités…

Bien à vous.

18:39 Écrit par EM dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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